Deuxième semestre

Le second semestre est bientôt fini, il est donc temps que je présente les cours que j’ai reçus pendant près de quatre mois à l’université de Sydney.

  • Wireless Engineering : On commence avec le cours le moins intéressant de l’année. Dans cette matière, on parle des réseaux de télécommunication modernes sans fil : comment sont-ils construits, comment peut-on téléphoner alors qu’on se déplace, comment un réseau gère un nombre d’utilisateurs trop important comme lors du passage à la nouvelle année, etc. Cela aurait pu être bien, mais les deux professeurs devraient vraiment revoir leur pédagogie, sans parler du support écrit incompréhensible avec des acronymes dans tous les sens, pas de phrase et peu d’explications.
  • Advanced Power Conversion Technologies : Le professeur responsable de notre département donne ce cours, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est très investi et que son cours est de grande qualité. On apprend le fonctionnement des principaux éléments qui servent à convertir des puissances électriques (du courant alternatif du réseau électrique vers le courant continu utilisé par la plupart des appareils), comme les chargeurs de téléphone, d’ordinateur, mais aussi les convertisseurs utilisés par les panneaux solaires. Les principales contraintes lors de la conception de tels appareils sont la qualité du courant, l’efficacité et les niveaux de tension.
  • Topics in Power Engineering : Vaste sujet qui reprend beaucoup de connaissances générales en ingénierie électrique. Nous parlons des lignes de transmission, des pertes, des schémas utilisés pour contrôler le réseau électriques, des différents paramètres qui doivent être surveillés pour garantir une énergie de qualité qui n’endommagera pas les appareils des utilisateurs, et bien d’autres choses encore. Ce cours aurait été bienvenue au premier semestre car il donne un rappel sur beaucoup de points et en présente de nombreux autres.
  • Sustainable Energy Systems : Le meilleur est pour la fin. Dans ce cours, nous parlons des différents moyens utilisés de nos jours pour produire de l’énergie renouvelable. Le professeur était vraiment bien, dynamique et précis, et son cours était suffisamment varié et intéressant pour que je réussisse à suivre. Cela n’arrive pas si souvent au final ! Les panneaux photovoltaïques et les éoliennes étaient les deux principaux moyens de production étudiés, mais nous avons balayé plus ou moins rapidement toutes les autres techniques qui peuvent être utilisées de nos jours. Cela donne une culture et un recul intéressant.

Je profite de l’article pour partager avec vous les dernières images de l’université. Nous sommes au printemps, et cela se voit sur les plantes : il y a énormément de plantes en fleur, c’est très joli. Le plus vieux bâtiment du campus, le voici : on dirait une église.

Il y a des bâtiments magnifiques un peu partout sur ce campus assez réussi, qui mélange des constructions anciennes et d’autres beaucoup plus modernes avec des façades vitrées. Dommage que mes cours aient uniquement lieu dans un des endroit les plus moches du campus !

Et pour finir, voici un petit extrait de cours en anglais filmé par Margot lors de sa venue de l’autre côté de la Terre. Les anglophones remarqueront le petit accent indien qui fait tout le charme de ces études en Australie, et les autres pourront toujours apprécier cette petite moustache de si bon goût.

Promenade en voilier

Lors d’un beau dimanche de printemps à Sydney, je me fais inviter sur un voilier avec Alexandre et Caroline. Nous avons rencontré Wendy au premier semestre pendant un cours, avons fait un projet ensemble, et ne l’avons pas revue depuis le mois de juin car elle a trouvé un nouveau boulot. Mais elle nous avait proposé une sortie ensemble lorsque les beaux jours seraient de nouveau de la partie, et ce moment est arrivé !

Nous retrouvons Wendy et son mari John au bord de l’eau vers midi, et ils nous font embarquer sur Fidelio, leur bateau.

Nous avons un peu peur de la météo aujourd’hui car le ciel est assez couvert le matin, mais cela s’arrange progressivement. Il y a très peu de vent, aussi sortons-nous des quais et du centre maritime avec l’aide du moteur.

La baie du port de Sydney est relativement à l’abri des grosses vagues, et c’est très agréable pour naviguer. Nous discutons et prenons l’apéritif dans un cadre vraiment sympathique !

Au bout d’un moment, John décide de commencer à naviguer avec les voiles : exit le bruit du moteur et place à celui du vent dans les toiles. Il nous emmène dans une petite crique où nous déjeunerons, au bord d’un riche quartier de Sydney appelé Vaucluse. Non, il ne s’agit pas d’un quartier français, le lieu tient son nom d’un poème du XIVème siècle Fontaine de Vaucluse écrit par Pétrarque. Un colon admirateur de l’artiste nomma l’endroit ainsi à son arrivée (après avoir délogé les aborigènes, bien sûr…).

Effectivement, les gens ne doivent pas être dans le besoin ici. En plus des grandes maisons avec vue sur la baie et tout et tout, ils ont même des garages à bateaux !

Après le repas, nous naviguons un peu plus, et revenons vers la ville. Il y a du monde dans la baie, et certains bateaux semblent même faire la course. Rien à dire, ils sont bien plus rapides que nous !

Nous repassons devant la city et l’Opéra, puis sous Harbour Bridge, avant de poursuivre un peu plus loin.

C’est maintenant Luna Park qui est devant nous : ce parc d’attraction est situé sur la partie Nord de la ville, alors que je suis en permanence au Sud. D’habitude, nous le voyons au loin, mais cette fois, nous avons l’occasion de le voir de plus près.

Enfin, après cinq heures en leur compagnie, Wendy et John nous déposent là où ils nous ont trouvé. Quelle bonne journée ! Non seulement nous avons fait du bateau ici, mais en plus ces gens sont vraiment intéressants et sympathiques.

Et ils nous ont fait un cadeau presque aussi incroyable que la balade maritime : un brie de Tasmanie qui n’a rien à envier à ses cousins français ! Merci pour tout !

Maroubra Beach

La fin du semestre se rapproche, et cela se ressent dans nos visites de plus en plus fréquentes aux plages de Sydney. Aujourd’hui, nous découvrons un nouveau lieu pour se baigner et se reposer du rythme de la semaine : Maroubra Beach. Elle n’est pas très loin de chez moi, mais il faut tout de même 30 minutes à vélo pour s’y rendre. A peine le temps d’arriver que des nuages passent par là et viennent couvrir (légèrement) le ciel si bleu. Au moins, on peut se baigner en toute sécurité, les sauveteurs dans leur grosse tour bleue sont là pour nous protéger, et ils doivent avoir une belle vue de là-haut.

Vendredi après-midi, la plage est plutôt déserte malgré le beau temps. Les belles propriétés des habitants de Sydney sont réunies sur la partie gauche de la plage.

Je m’avance jusqu’à l’autre bout de la grande bande de sable, et c’est beaucoup plus sauvage ici. On voit encore la ville au loin, mais il n’y a plus rien de construit autour, juste une falaise et la nature. Tout ça au beau milieu de la ville, c’est plutôt sympathique.

Sur la plage, je trouve beaucoup de petites choses bleues échouées, comme des sacs d’air de cinq centimètres de long. En réalité, il s’agit de méduses ! Les tentacules sont toutes recroquevillés et ne piquent pas l’homme.

Il y a d’autres bonnes surprises dans l’eau ! D’abord, ce panneau m’informe que la partie de l’océan en face de laquelle je me trouve est une réserve aquatique pour requins ! Rien que ça. Et pas n’importe quelle espèce : c’est l’effrayant requin-taureau qui habite ici… Effrayant, mais inoffensif pour l’homme paraît-il !

Je poursuis mon chemin le long des rochers, et j’aperçois un aileron dépasser. Quoi, il y a vraiment des requins ?!? Ah non, en fait, il s’agit d’un groupe de dauphins qui remonte vers la plage. C’est toujours un beau spectacle.

Il est temps de rentrer à la maison, sur le chemin qui me ramène à mon vélo, j’observe toutes les familles qui voient les dauphins arriver vers eux. Je ne sais pas qui est le plus content de les voir : les mamans ou les enfants ? Même ici, les dauphins font leur petit effet…