Les cours ont repris, c’est ma dernière rentrée ! La routine reprend vite à Sydney et les beaux jours reviennent ici après avoir fait un tour en Europe pendant quatre mois. Un week-end, nous nous échappons de la ville et prenons le train jusqu’à Wentworth Falls, un village des Blue Mountains, juste avant Katoomba où nous étions allés la première fois.
La marche que nous nous apprêtons à faire rend hommage à Charles Darwin qui a fait escale dans ce village lors d’un voyage autour du monde précédant sa fameuse théorie de l’évolution. Il a beaucoup aimé le lieu et la vue puisqu’il a fait la marche deux fois.
Au début, nous avançons le long d’un petit ruisseau entre deux collines. Il fait incroyablement bon ici au soleil alors que la météo a prévu un temps frais.
Il faut dire que deux jours plus tôt, il neigeait ! Et pas qu’un peu : 20cm de neige recouvrait le sol comme le montre cette photo trouvée sur un journal local. En revanche, nous n’avons rien eu à Sydney où les derniers flocons ont été vus en 1836.
Tout a fondu et il est bien difficile d’imaginer que cela a pu se produire deux jours avant. La marche suit le ruisseau pendant deux kilomètres environ.
Les premières cascades apparaissent le long du chemin, pour le plus grand bonheur des photographes.
Nous nous arrêtons sur une plage de sable au pied d’une de ces cascades pour déjeuner avant de repartir plus motivés que jamais pour attaquer la vraie marche. Nous avons fait deux kilomètres plutôt plats au milieu des broussailles, et nous arrivons en haut de cette immense falaise caractéristique des Blue Mountains. Le ruisseau s’évanouit et se jette dans le vide.
Pour mieux admirer tout cela, nous faisons un petit détour jusqu’à un point de vue d’où nous voyons la chute d’eau, mais aussi les 300 mètres de vide jusqu’au fond de la vallée. Ici, c’est seulement le premier étage…
Nous nous lançons maintenant dans une boucle de 6 kilomètres le long de la paroi. Parfois, le chemin passe sous les rochers, c’est très varié dans l’ensemble.
Au fur et à mesure que nous avançons, nous prenons du recul sur l’énorme chute qui nous avons vue un peu plus tôt, mais il est bien difficile d’en détacher notre regard. Surtout lorsque les rayons du soleil se mêlent aux gouttelettes pour former un magnifique arc-en-ciel dans la cascade.
Mais en fait, depuis le début de l’article, je dis nous, mais vous vous demandez sans doute de qui il s’agit : je suis avec Amélie, Caroline, Alexandre et Anthony : ouf, la France mène 3 à 2 contre la Belgique dans ce choc des cultures.
Mais il n’y a pas que la chute d’eau qui est impressionnante : la vue sur l’immense vallée qui s’étend devant nous est incroyable aussi.
Nous faisons une nouvelle rencontre lors de cette marche : un oiseau lyre gratte le sol sur le côté du chemin, et se montre un petit peu. Si nous le reconnaissons, c’est parce qu’il est présent au dos des pièces de 10 centimes de dollar australiens. Il est capable de déployer sa queue un peu comme le ferait un paon, mais a un plumage bien plus discret.
Mais en réalité, cet oiseau est très connu pour ses cris et les imitations qu’il est capable de faire. Vous étiez impressionnés par les perroquets et leur capacité à imiter la voix humaine ? Découvrez l’oiseau lyre, un animal capable d’imiter vingt autres espèces d’oiseaux, mais aussi tous les sons qui l’entourent comme le bruit d’une alarme de voiture, d’un appareil-photo ou même d’une tronçonneuse…
Mine de rien, deux kilomètres, puis six, puis encore deux pour revenir à la gare, ça fatigue ! Cette journée a vraiment été agréable, on en redemande !
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