J4 : Le retour du corail

Dimanche 5 août 2012 :

Tiens, comme on se retrouve ! Vous vous souvenez sans doute du dixième jour et de la grande barrière de corail du précédent voyage ? Et bien cette fois-ci, on change un peu les participants, et on recommence, sur le même bateau !  Vu que c’était bien, je ne vais pas prendre le risque d’aller ailleurs, surtout que les fonds sous-marins à explorer sont tellement vastes que je ne risque pas de passer deux fois au même endroit.

Alors à 7h30, je retrouve le catamaran rouge et blanc : Passions of Paradise et nous embarquons pour une journée inoubliable à la barrière de corail. L’équipage a changé par rapport à la dernière fois et je ne reconnais pas la plupart des têtes. Mais tout comme un voyage aérien, celui-ci est bien rodé et les mêmes procédures se répètent. L’avantage, c’est que je sais ce qui va arriver, et où il faut nous placer si nous voulons éviter de faire la queue ou si nous voulons une bonne place au soleil dehors !

Devant nous, il y a beaucoup de jeunes qui sont allongés sur le pont. Ils bougent dans tous les sens, et ce qui doit arriver arrive : une fille en bouscule une autre et fait tomber sa paire de lunettes de soleil à travers le cordage : oups, les Ray Ban

A part cela, le spectacle est quand même en dehors du bateau. La côte où s’étale la forêt tropicale est toujours aussi belle le matin lorsque nous quittons le port, et nous avons la chance d’être rejoins par de gros mammifères dans l’eau : il y a des baleines partout autour du bateau !

Pendant 5 minutes, elles assurent le spectacle. Le bateau s’est arrêté pour nous laisser les admirer. Elles restent assez loin et on ne les voit que lorsqu’elles sortent pour venir respirer, ou lorsqu’elles projettent de grands jets d’eau en l’air.

La route vers les coraux reprend, et cette fois, nous choisissons bien notre matériel. La dernière fois, nous avions eu froid sans combinaison de plongée et avec une eau à 22 degrés. Cette fois, nous ne nous faisons pas piéger et prenons les combinaisons (en supplément…). C’est bon, nous avons la classe !

Ah, un peu de nouveauté quand même ! L’équipage a décidé d’inverser l’ordre dans lequel nous visitons les sites sous-marins. Nous commençons donc avec le Paradise Reef, un grand mur de coraux qui s’enfonce d’un coup à plusieurs dizaines de mètres sous la surface. Bien sûr, avec seulement un masque et un tuba, je ne vais pas aussi loin !

Je n’ai pas l’impression de revoir le même lieu, même si je reconnais certains poissons. Voici une nouvelle sélection de photos de cette journée sous l’eau, qui débute vraiment aux environs de 10h. Ici, nous avons droit à un banc de poissons bleus et marron.

On trouve beaucoup de coraux magnifiques à cet endroit, j’ai souvent dû me retenir de prendre plein de photos et d’économiser un peu la batterie.

Ici, c’est probablement une gorgone rouge.

Alors ce poisson est très amusant. Contrairement à ses congénères qui s’enfuient dès que je m’approche trop pour faire une photo, il s’avance à toute vitesse vers l’objectif et me surprend même, je ne réussis pas à le cadrer correctement. Il veut se montrer et être sur ce blog, à coup sûr !

Celui-là en revanche, il fait comme les autres et s’en va. On peut quand même admirer ses couleurs et ses motifs.

Lors de cette deuxième plongée, j’aperçois également un étrange poisson avec une tête allongée qui ressemble plus à une trompe qu’à autre chose !

Les couleurs au fond changent tout le temps, et cela peut aussi arriver sur un seul et même corail. Par exemple, les teintes de ces coraux durs vont du blanc au marron, avec des pointes bleues.

Ah, le fameux corail cerveau ! C’est vrai qu’il ressemble beaucoup à un organe humain.

S’il y a bien quelque chose de frappant à la barrière de corail, et qui fait que ce lieu est encore plus exceptionnel que d’autres lieux où on peut plonger dans le monde, c’est la diversité incroyable que l’on rencontre, dans des espaces très réduits. Ci-dessous, on se rend un peu plus compte que les poissons colorés sont vraiment partout.

Après une heure et vingt minutes, je remonte sur le bateau et j’attends le service du déjeuner ! Pendant que nous mangeons, le bateau met le cap vers Michaelmas Cay. Cette petite île de sable blanc paradisiaque accueille encore plus d’oiseaux que la dernière fois, mais à nouveau, je suis bien trop occupé sous l’eau pour y accorder une grande attention ou aller sur la plage.

En effet, les poissons-perroquets sont de retour, et ils ont faim. Celui-là rode autour des coraux mous et se demande sans doute s’il est bien raisonnable d’en manger.

Je mets encore de nouvelles photos et j’espère que vous n’êtes pas lassés par toutes ces merveilles australiennes !

Promis, je ne fais que passer. Ce petit poisson jaune n’a pas l’air commode et me regarde de travers.

Nous voyons ici de petits bénitiers aux couleurs incroyables qui ressemblent beaucoup à des lèvres maquillées.

Là, c’est un autre poisson-perroquet bleu et rose qui se montre. Comment se fait-il que la plupart des animaux cherchent à se dissimuler dans leur environnement pour se protéger, et que ceux-là arborent de telles couleurs ?

Ce bénitier pousse le concept des bords colorés à un niveau jamais atteint avant : on a l’impression qu’il a accroché une guirlande clignotante sur le bord de sa coquille.

Et j’ai revu Némo ! Enfin, un poisson-clown et son anémone, dissimulés au milieu d’un corail. J’ai dû passer dix minutes à l’observer, il n’a pas cherché à s’enfuir. Dès que je m’approchais un peu trop, il rentrait se réfugier dans les tentacules de la plante, et ressortait dès qu’il pouvait.

Ce gros poisson est lui beaucoup moins mignon ! Il prend son repas lorsque je le découvre.

Avec son bec bien dur, il peut en effet arracher les coraux, les déchiquetter et les manger. C’est quand même une opération difficile.

Tiens, je me disais bien que ce nuage de sable ne s’était pas formé tout seul. Une petite raie se déplace en effet sur le fond et sa peau est tachetée de bleu.

Alors que je suis cette dernière, je croise un autre animal que je m’empresse de suivre immédiatement : une tortue verte !

Elle mesure plus d’un mètre de diamètre et nage gracieusement sous la surface, remontant par moments pour respirer. C’est vraiment la rencontre que j’attendais, car la dernière fois, j’avais été le seul à ne pas en voir ! Je la suis longtemps et cela ne la gêne pas le moins du monde !

Sur cette vidéo, on peut admirer ses mouvements, et voir qu’elle est vraiment docile : j’ai même pu la toucher.

Dans un tout autre registre, voici un concombre des mers noir !

Comme vous pouvez le voir, cette journée est une nouvelle fois une grande réussite et elle me fait très plaisir. Et au cas où vous vous demanderiez, j’enlève le masque uniquement pour les photos, mais j’en utilise bien un sous l’eau !

Ce poisson jaune est magnifique avec ses petites tâches.

Je tombe ici sur un banc de poissons-perroquets, et il est amusant de remarquer qu’une partie seulement sont colorés !

Voici l’autre poisson du groupe : ma maman !

Et enfin, voici un des poissons qui rôdent autour du bateau en permanence. En bon habitué, il sait qu’à un moment ou à un autre, l’équipage jettera de la nourriture par dessus bord, car cela fait partie du spectacle. En attendant d’être nourri, il fait le bonheur des plongeurs avec ses formes étranges et son regard patibulaire.

C’est tout pour cette fois. Peu après 14 heures, l’équipage vérifie que tous les passagers sont bien à bord et le bateau lève l’ancre : direction Cairns et le port. Nous atteindrons celui-ci deux heures et demi plus tard et nous reverrons des baleines sur le chemin. Une fois débarqués, nous profitons de la soirée à la terrasse d’un café de la ville et sirotons des smoothies avant de retourner au camping qui nous avait déjà accueilli précédemment pour une dernière nuit dans le Nord de l’Australie.

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