J10 : La grande barrière de corail

Jeudi 19 juillet 2012 :

Ce matin, nous sommes tous à Cairns, il fait beau et nous embarquons vers une des plus belles merveilles naturelles : la grande barrière de corail. Le récif est considéré comme la plus grande structure vivante sur Terre, mesure 2 000 kilomètres de long, s’étend sur une surface comparable à l’Allemagne, et accueille 400 types de coraux, plus de 1 500 espèces de poissons, 4 000 sortes de mollusques, ainsi qu’une grande variété d’anémones, d’éponges, de crustacés et autres vers marins. Sans parler des oiseaux et des reptiles !

Cairns est un point de départ idéal car la barrière est assez proche des côtes. De nombreux bateaux font une liaison quotidienne et nous avons choisi le Passion of Paradise. Ce catamaran peut accueillir 80 personnes et dispose d’une dizaine de membres d’équipage. Nous avons rendez-vous pour le départ à 7h30 à la marina : on ne traînera pas au lit aujourd’hui !

L’équipe s’est donc agrandie avec Alexandre et Caroline, en plus d’Alexandre, Margot et moi-même. Tout le monde est en grande forme aujourd’hui. Nous embarquons et sommes très heureux d’être là. C’est une sacrée journée qui nous attend.

Atteindre les récifs coralliens, ça se mérite ! Il y a environ deux heures de trajet pour pouvoir plonger. C’est l’occasion d’admirer la côte australienne et de profiter du soleil et de l’air marin qui nous rafraîchit. Quel bonheur.

L’équipage s’occupe très bien de nous, nous recevons plusieurs collations dans la journée, ainsi qu’un repas sous forme de buffet à midi entre les deux plongées. Sans être exceptionnel, c’était vraiment correct.

Le bateau file à toute allure et nous finissons par atteindre notre premier lieu de plongée : Michaelmas Cay. Ce banc de sable, classé parc national australien et situé à 33 kilomètres de Cairns, est un lieu où de nombreux oiseaux migrateurs font halte et où d’autres viennent pondre (jusqu’à 20 000) ! Des tortues vertes pondent également ici. Certains membres de l’équipage vont sur l’île et s’assurent que tous les touristes restent bien dans la zone autorisée et ne vont pas marcher n’importe où : ils risqueraient de casser des œufs !

Le moment tant attendu arrive : nous plongeons ! Ou plutôt, nous allons sous l’eau avec des masques et des tubas, la plongée sera pour une autre fois, c’est trop cher ici. Nous laisserons rapidement tomber les palmes car elles font très mal aux pieds ! Pour l’occasion, j’avais investi dans une pochette en plastique permettant de prendre des photos sous l’eau. Je pense l’avoir bien rentabilisée ce jour-là ! Voici « quelques » extraits. Les photos sont un peu en vrac, mais il faut savoir que nous avons plongé sur un deuxième site plus tard dans la journée : au Paradise Reef. Cette fois-ci, nous plongeons autour d’un massif de coraux durs. A un endroit, un mur de plusieurs dizaines de mètres s’enfonce sous l’eau et abrite une grande quantité de poissons, plus beaux les uns que les autres.

La séance débute avec des coraux. Après tout, ce sont eux les vraies stars ici.

Il y en a de toutes sortes et de toutes les couleurs, cela va du noir au blanc, en passant par le rouge, le bleu, le violet, le vert ou encore le jaune. Quand certains sont durs et abrasifs, d’autres sont mous et ressemblent à des algues. Mais dans tous les cas, la même règle prévaut : il ne faut pas se tenir debout sur les coraux pour ne pas risquer de les casser car ils poussent extrêmement lentement : les moins rapides ne dépassent pas un centimètre par an.

Quel spectacle ! Et puis ils sont gentils ces coraux, ils restent immobiles pour la photo ! Ce qui n’est pas le cas des poissons qui me tournent vite le dos avant de filer quand je m’approche un peu trop. En parlant de poisson, voici une espèce qui ne vit pas que dans l’océan Pacifique mais qui a l’air de bien s’y plaire !

On attaque maintenant la série des poissons rencontrés sous l’eau. J’ai fait quelques recherches a posteriori, mais je n’ai pas réussi à retrouver tous les noms. On commence avec un poisson-perroquet ! Nous en avons croisé beaucoup, et ce sont des prédateurs des coraux : avec leur bec très solide, ils les arrachent du sol et brisent le squelette pour manger l’animal.

Concernant les petits poissons d’un bleu électrique, je ne sais pas. Je reconnais seulement des touristes dans le fond !

Ici, c’est un banc de sergent-major à queue en ciseaux ! Et oui, ça ne s’invente pas un nom pareil.

Voici un autre inconnu avec des motifs et des couleurs splendides.

Ah, et nous avons trouvé Némo ! Toute la famille est sortie de l’anémone en arrière-plan pour la photo. Mais ces poissons-clown étaient à plusieurs mètres de profondeur et il était difficile de bien les voir.

Ce poisson est magnifique. Il a un nom latin à coucher dehors : Heniochus acuminatus, mais ses formes et ses couleurs sont très belles.

Là, je ne sais pas non plus. Ces petits poissons jaunes sont présents partout sur la barrière et utilisent les coraux durs comme abris : ils s’y réfugient quand je m’approche un peu trop.

Nous croisons beaucoup de poissons-perroquet : celui-ci s’appelle le Scarus frenatus, et possède des motifs incroyables sur le flanc.

En voici un autre, encore différent des précédents : Island wrasse. Ces poissons sont massifs et leurs couleurs vives laissent penser qu’ils n’ont pas d’autres prédateurs que les requins.

J’espère que vous ne vous lassez pas de toutes ces photos, j’ai fait fort aujourd’hui et j’étais aidé par Alexandre qui avait aussi une pochette. Nous avons maintenant affaire à un autre poisson jaune.

Mais il n’y a pas que des poissons et des coraux sur la barrière ! Outre les oiseaux présents sur le banc de sable, nous avons pu voir des coquillages immenses sous l’eau. Ce sont des bénitiers géants. Les couleurs du mollusque sont sublimes et surprenantes : celui-ci est bleu.

En voici un autre plutôt vert. Nous avons également trouvé des bénitiers violets.

Et il faut revenir sur le grand échec de ma journée : tout le monde a vu une tortue de mer, sauf moi ! Tant pis, j’aurai l’occasion de retenter ma chance dans quinze jours lorsque je reviendrai ici.

Les poissons continuent de nous surprendre avec leur éventail de teintes : nous en avons vu de toutes les couleurs !

La plupart semblent vivre en solitaire, mais on trouve aussi des bancs de poissons, qui vont des plus petits aux plus grands.

Encore des coraux !

Le dernier poisson-perroquet de la journée ! Il s’agit d’un Chlorurus microrhinos. Je suis sûr que vous êtes bien content de connaître son nom, n’est-ce pas ? Moi, j’étais bien content d’en croiser un sous l’eau.

Encore et toujours ces inconnus sous-marins. Mais ces poissons semblent bien curieux et me laissent les prendre en photo tranquillement. Ils sont bien gentils !

Ainsi s’achèvent cette exposition sous-marine. Nous sommes restés plus de trois heures sous la surface, avec une eau dont la température ne dépassait pas 23 degrés. Comme la combinaison était en option, nous avons voulu rester en maillot et nous n’avons pas eu chaud. Il aurait sans doute mieux valu en louer une et pouvoir profiter encore plus de ce moment. Et oui, nous sommes au cœur de l’hiver à Cairns !

Les membres de l’équipage nous offrent un nouveau spectacle après que nous sommes remontés sur le bateau : ils jettent de la nourriture par-dessus bord. Tous ces gros poissons qui rôdent autour de l’embarcation n’attendent que ça et se précipitent sur la nourriture à une vitesse ahurissante.

Il est maintenant 14 heures et le catamaran lève l’ancre, direction la terre ferme. Le retour est plus long que l’aller, nous sommes tous fatigués par cette journée, mais ravis. Nous profitons du soleil pendant tout le trajet et nous remettons de toutes ces émotions. Le bateau mettra plus de temps qu’à l’aller pour rallier le port et sortira les voiles pour nous faire profiter des joies de la navigation.

Nous atteignons Cairns vers 17 heures, et il faut alors penser à nettoyer le van car nous le rendons dès le lendemain matin. La soirée se déroule tranquillement au camping, nous profitons une dernière fois des températures douces pour ranger toutes nos affaires, prendre un bon repas tous ensemble et même goûter une noix de coco ramassée par Alexandre et Caroline quelques jours auparavant.

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