J8 : Wallaman Falls

Mardi 17 juillet 2012 :

Ce matin, nous nous réveillons seuls au monde et au milieu de nulle part. En effet, nous avons atterri dans un des campings les plus perdus que je n’aie jamais vu. Et pour cause, il fallait s’éloigner de la route principale sur 30 kilomètres avant de prendre un chemin en terre sur 17 kilomètres avant d’arriver sur un terrain dégagé en plein milieu des bois, complétement désert et sans lumière par une nuit sans lune. Nous étions arrivés à 22h30. Ambiance…

Le matin, ça va mieux ! Nous sommes toujours seuls mais au moins, nous y voyons quelque chose. Il faut revenir sur une vraie route, et ça commence par le chemin en terre perdu dans la nature. C’est aussi ça l’Australie !

Aujourd’hui, nous avons un nouveau chauffeur : allez les garçons, souriez pour la photo, détendez-vous un peu ! Tout va bien se passer !

Nous arrivons à notre destination du jour : les Wallaman Falls. Ces chutes de 268 mètres sont les plus hautes d’Australie et se trouvent au beau milieu d’une forêt tropicale. Tout un programme ! Il y a pourtant un hic lorsque nous arrivons au point de vue : nous n’avons que le son, mais pas la vue ! Le beau temps légendaire de notre semaine continue et cela fait donc huit jours que nous cherchons le soleil. Toujours rien à l’horizon.

Pas de problème pour autant, nous nous adaptons ! Il y a un autre moyen de voir le spectacle. Un sentier de 1.6 kilomètre part du haut de la falaise et doit nous emmener jusqu’au pied des chutes. Sauf qu’une autre mauvaise surprise nous attend : le chemin est fermé ! Il y a eu une tempête, des éboulements et des arbres sont au milieu du chemin. Après une bonne réflexion, et comme nous ne voulons pas avoir fait cent kilomètres pour repartir à cause d’une barrière et d’une nappe de brouillard, nous tentons quand même le chemin, avec la plus grande prudence bien sûr !

Il serpente au milieu des falaises au début puis s’enfonce dans la forêt, toujours avec une bonne pente. Tout est humide ici et il faut se méfier pour ne pas tomber. Nous mettrons plus d’une heure à arriver en bas sains et saufs. Et nous avons bien fait car nous avons droit à un sacré spectacle. Tahiti et Ushuaïa pourraient venir tourner des publicités pour leurs shampooings. Nous mangeons ici, l’humidité ambiante nous mouille très rapidement mais nous prenons le temps de bien observer le lieu. L’eau se fracasse en bas, crée des nuages qui remontent ensuite la pente à gauche sous l’effet du vent et vont pourrir la vue des touristes venus voir la chute depuis le parking !

Ah, nous ne sommes plus seuls en bas, un groupe nous rejoint. Et devinez de quelle nationalité sont ces gens qui sont aussi passés par-dessus la barrière censée fermer le chemin ? Des Français, encore eux. Ce peuple n’en fait décidément qu’à sa tête !

Mais ils tombent bien ces gens, car ils nous prennent en photo tous ensemble.

Il est temps de remonter. Près de 300 mètres de dénivelé, avalés en moins de 35 minutes, nous avons été plus efficaces que pour la descente. Nous retournons au point de vue du matin car les nuages se dispersent enfin !

Il faut repartir et rejoindre la route principale pour continuer le périple vers Cairns où nous devons être le lendemain soir. Nous ne croisons pas d’animaux sauvages ce jour-là, seulement des vaches au long cou qui doivent penser que l’herbe est plus verte au milieu de la chaussée.

Nous poursuivons et sommes maintenant au milieu des champs de canne à sucre. Des rails suivent les routes, les traversent des millions de fois et servent à transporter les récoltes jusqu’aux usines où le sucre est ensuite fabriqué. L’Australie est en effet le deuxième producteur mondial de sucre. Autant vous dire que nous en avons vu des champs !

Pour une fois, nous arrivons assez tôt à un camping pour l’étape du soir. Et celui-ci est bien mieux que celui du matin : nous sommes à deux mètres de la plage, presque sous les cocotiers (pas trop près quand même : les cocotiers tuent plus de personnes que les requins ici chaque année !) et la soirée est douce. Méfiance quand même, nous sommes en Australie et les animaux bizarres ne sont jamais loin. En rejoignant la table où nous mangeons, je me prends une toile d’araignée en pleine tête, mais j’évite heureusement sa propriétaire qui n’avait pas l’air commode.

La soirée se finit tranquillement, le ciel se dégage enfin et nous profitons pour la première fois des étoiles. Je préfère cette Australie à celle des premiers jours !

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