Samedi 14 juillet 2012 :
Ce matin, nous traînons un peu au lit, nous avons bien mérité une grasse matinée après tout le chemin parcouru hier. Nous sommes désormais entre Rockhampton et Mackay, au bord d’une route de 400 kilomètres où il n’y a rien à faire, rien à voir. Et c’est long… Car l’autoroute australienne a beau être gratuite, il s’agit en fait d’une simple voie rapide, avec quelques endroits pour dépasser, et où on est autorisé à rouler à 100 km/h. Autant vous dire qu’il nous reste du chemin avant d’être à Cairns. Après le rangement du camp quotidien, nous suivons un panneau indiquant une promenade, connue localement pour l’observation des oiseaux.
Celle-ci s’avance au milieu d’un marécage, semblable à la Camargue, où beaucoup d’oiseaux font une halte lors des migrations. D’autres espèces vivent là en permanence. C’était sans doute impressionnant, mais vu nos connaissances en ornithologie, nous ne nous rendons pas compte de la chance que nous avons d’être à cet endroit. Nous avons quand même reconnu des oies, des pélicans et des oiseaux semblables à des canards…
En voiture Simone ! C’est reparti pour un tour, on continue d’avancer, car il reste encore beaucoup de kilomètres à avaler avant de retrouver des lieux dignes d’intérêt. Au moins, la bonne humeur semble au rendez-vous malgré une météo qui ne nous fait décidément pas de cadeau pour cette saison sèche.
Il est déjà l’heure de déjeuner, aussi renouons-nous avec le traditionnel hamburger du relai routier. Une nouvelle fois, c’est un succès : la salle à manger sent l’huile, les ingrédients débordent du sandwich et nous mangeons plus que raisonnablement. Heureux, repus, et sentant la frite, nous retournons à la voiture avec une idée en tête : atteindre l’arrière-pays de Mackay et le parc national d’Eungella.
Qu’y a-t-il de si intéressant dans ce parc pour qu’on lui consacre une journée entière ? Des ornithorynques ! Après un détour de 80 kilomètres, nous atteignons le haut d’un plateau où coulent de nombreuses rivières au milieu des forêts humides, bien à l’abri de l’Homme. Vers 16 heures, nous atteignons finalement notre objectif de la journée, et nous dépêchons de commencer une marche avant que le soleil ne se couche. Pour trouver l’animal si mystérieux, il suffit de suivre les panneaux. C’est presque trop facile.
Ceux-ci nous mènent à une plate-forme en bois permettant d’observer un trou d’eau. Par chance, nous arrivons au meilleur moment de la journée pour observer les animaux, et ils sont au rendez-vous.
Ce mammifère étrange, pondeur d’œufs avec des pattes palmées et un bec de canard ressemble surtout à un castor vu de loin !
Il passe une bonne partie de son temps à chasser sous l’eau, et on l’aperçoit seulement lorsqu’il remonte à la surface pour respirer.
Mais ce ne sont pas les seuls habitants des lieux. Des tortues d’eau douce sont aussi là. Mais elles se font voler la vedette par les ornithorynques car la plupart des touristes ne leur jettent qu’un coup d’œil blasé. « Ah, oui, il y a des tortues aussi… »
Après une demi-heure passée à observer tout ce beau monde, nous partons pour un petit tour dans la forêt humide dont le nom n’est vraiment pas volé.
Le tour dure environ une heure, c’est court, mais il n’en fallait pas plus.
Allez, dernier trajet de la journée. Nous faisons encore un effort pour atteindre Airlie Beach cinq minutes avant la fermeture du camping où nous avons réservé une nuit. Airlie Beach, c’est une ville créée pour les jeunes qui viennent y faire la fête avant de partir en croisière sur des voiliers autour des multiples îles de la barrière de corail. On prendra un verre avant de retourner sagement manger à notre camp. Et pour conclure cet article, je vous présente le gardien des sanitaires du jour, après le hibou…
Ah, j’oubliais ! Nous étions alors le 14 juillet, fête nationale en France. Et Margot avait eu l’idée brillante d’acheter un genre de pétard-cotillon qui explose, projette des serpentins en l’air et fait du bruit. Je pense que tout le monde dans le camping savait que nous étions français à ce moment-là !
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